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VIDEO. Nord : Un Nordiste fait recette avec ses « sandwichs au riz » japonais

GASTRONOMIE Le Nordiste Alexis Gérard a été le premier en France à produire des onigiris, une sorte de jambon-beurre japonais

Il est le premier à avoir importé la mode des « sandwichs au riz » japonais en France. Le Nordiste Alexis Gérard commence à voir fructifier l’effet « onigiri » auprès du grand public. Depuis le mois de septembre, ses en-cas à base de riz, longtemps réservés aux Lillois, ont investi les magasins Franprix de Paris.

« Ça a été un véritable bond pour nous », raconte-t-il à 20 Minutes. Au point que son produit est désormais présenté dans certaines émissions de télévision, comme « La Quotidienne » sur France 5.

Le jambon-beurre japonais

Une petite « success story » pour son entreprise baptisée So’nigiri et lancée en 2016. « Avec mon épouse, nous étions allés en vacances au Japon et, là-bas, les onigiris, vendus sous forme de triangle, font office de sandwich jambon-beurre. C’est un produit star qui se retrouve aussi dans les mangas. Je me suis dit que ça pouvait plaire chez nous », raconte ce chef d’entreprise de 33 ans.

Alexis Gérard est diplômé de l’ISA Lille, une école d’ingénieur agroalimentaire. « Jusque-là, j’avais mille et une idées mais sans jamais concrétiser. Avec l’aide de ma femme chercheuse en biotechnologie, j’ai mis le savoir-faire de mes études au profit d’un marché qui me semblait porteur. »

La recette japonaise est européanisée. « Le riz à sushi vient d’Italie, le wasabi est produit en Grande-Bretagne et on fabrique nous-même la garniture. Seule l’algue nori, qui sert à envelopper le riz, est importée du Japon. »

Innovation alimentaire récompensée

La première étape se déploie à Lille. « La mairie nous a aidés en nous prêtant une cuisine professionnelle. On a pu démarrer dans de bonnes conditions », explique Alexis Gérard. Premier partenariat avec Api restauration avant d’intégrer, en 2018, le réseau de la grande distribution.

2018 marque aussi le début de la reconnaissance. L’entreprise est lauréate du concours de l’innovation alimentaire Food Creativ et décroche le grand prix SIAL innovation. « On se rapproche des nouveaux codes de la consommation avec un produit pratique, sain et frais. Les cinq jours de conservation sont d’ailleurs un handicap pour la grande distribution. »

Un petit laboratoire à Bondues

Aujourd’hui, les onigiris au saumon, au thon ou encore à l’avocat, ont trouvé leur type de consommateur : un actif du tertiaire ou étudiant, qui n’a pas le temps de manger, mais adore la bonne bouffe.

Avec environ mille unités fabriquées par jour, la production reste artisanale, orchestrée par trois salariés. Dans son petit laboratoire, installé à Bondues, près de Lille, So’nigiri a encore une bonne marge de progression, car, d’après Alexis Gérard, « la concurrence commence à arriver ».