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VIDEO. Nord : Le patrimoine de Bergues doit une fière chandelle à Dany Boon

PATRIMOINE Après deux ans de travaux, le beffroi de Bergues et son carillon sont de nouveau opérationnels

Dany Boon plus fort que Stéphane Bern. Depuis la sortie du film de Dany Boon, «  Bienvenue chez les Ch’tis », en 2008, la petite commune de Bergues, située en Flandre maritime, près de Dunkerque, jouit d’une renommée internationale. C’est en partie grâce à cette notoriété que le beffroi et son carillon, fleurons du patrimoine municipal, ont pu être entièrement restaurés.

Plusieurs kilomètres avant d’arriver à Bergues, on peut déjà voir son imposant beffroi. Mais depuis deux ans, on n’entendait plus les ritournelles jouées par le carillon situé au sommet de la tour. Reconstruit ans les années 1960 après avoir été rasé par les Allemands en 1944, le beffroi de Bergues souffrait de graves problèmes de charpente. Cela n’avait pourtant pas empêché le célèbre nordiste, Dany Boon, de faire de ce bâtiment et de son carillon des personnages à part entière de son film « Bienvenue chez les Ch’tis ».

Carton plein au box-office, cette comédie avait drainé dans la commune une manne touristique inespérée : « Avant la sortie du film, on était à 2.000 montées au beffroi pour passer à 35.000 juste après. Avant les travaux, on stabilisait à 15.000 », se réjouit Jacques Martel, carillonneur titulaire de Bergues.

Le beffroi de Bergues.
Le beffroi de Bergues. – M.Libert / 20 Minutes

« Le loto du patrimoine n’existait pas encore »

Alors, quand il a fallu fermer l’édifice pour des questions de sécurité, fin 2017, et trouver des fonds pour sa rénovation, Dany Boon a donné un coup de main. « Ça n’a pas été si facile pour une ville de 4.000 habitants, mais notre notoriété et un appel aux dons lancé par Dany ont bien aidé. De toute façon, le loto du patrimoine n’existait pas encore », se souvient le carillonneur. Deux cents mécènes ont mis la main à la poche, quelques gros et beaucoup de petits, et les 1,5 million d’euros ont été rassemblés.

L'effet Ch'tis fonctionne toujouts à Bergues.
L’effet Ch’tis fonctionne toujouts à Bergues. – M.Libert / 20 Minutes

Aujourd’hui, à l’intérieur du beffroi, tout est neuf. Le carillon, lui, a été largement modernisé sous l’œil de Jacques Martel : « Les 50 cloches sont les mêmes mais ont été disposées différemment. Le clavier, tout le système et la cabine sont neufs. Nous avons aussi un ordinateur pour les ritournelles automatiques qui sonnent chaque quart d’heure », s’enthousiasme le musicien. Il aurait quand même aimé avoir une cloche de plus, « un si bémol, mais c’était un peu cher », reconnaît-il.

Une partie des 50 cloches du carillon.
Une partie des 50 cloches du carillon. – M.Libert / 20 Minutes

Journée carillon ouvert

La ville est tellement fière de son nouveau carillon que, samedi, elle avait invité une quinzaine de carillonneurs de France et de Belgique à venir tester la bête. « La sonorité est magnifique », admet Marc, carillonneur belge, après une session de vingt minutes. « La différence est flagrante du bon côté », constate Franck, qui avait eu l’occasion de jouer avant la rénovation. Les habitants aussi semblent enchantés : « Ça nous manquait vraiment, mais il ne faudrait pas qu’ils jouent aussi longtemps tous les jours quand même », plaisante Jeanne.LILLE