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VIDEO. Carnaval de Paris: Déesse géante, soleil, Aviron bayonnais… Que réserve la Maison basque pour le défilé

FETE Comme de nombreuses autres associations, la Maison basque de Paris s’apprête à participer au carnaval de Paris qui se déroulera dans les rues de la capitale dimanche

Dans la petite salle du dernier étage de la Maison basque de Paris, un immense visage en forme de soleil trône sur une petite table en formica. « C’est la tête d’ Eguzki, une déesse basque, explique à 20 Minutes Denis Brouard qui en a entièrement réalisé la complexe armature faite de bois, de tuyaux de plomberie et de fer. L’habillage a ensuite été cousu par-dessus. » Depuis mi-octobre, lui et quatre autres membres de l’association se sont retrouvés tous les samedis après-midi. Trois heures hebdomadaires durant lesquels ils ont confectionné à la main leurs costumes et la mascotte géante. Ce dimanche, ils seront une quinzaine de membres à parader au carnaval de Paris.

« Diverses associations seront présentes. L’année dernière on a eu un temps affreux, mais il y avait tout de même 5.000 participants selon la préfecture de police », se rappelle Basile Pachkoff, président de l’association Droit à la Culture qui organise le carnaval de Paris depuis 1993. Il ne s’agit pas du plus connu de France et pourtant « Paris est une grande ville de carnaval », assure cet amoureux de la fête. « Les gens l’ont oublié, mais il s’agit d’une des rares fêtes traditionnelles propres à la capitale. Elle existe depuis le XVIe siècle. »

Une déesse de quatre mètres pimpée en sportive basque

Mais le nombre de participants n’est pas le plus important pour Basile Pachkoff : « Le plus important, c’est surtout que tous les gens présents s’amusent. Il règne une ambiance très bon enfant. Il n’y a pas de but précis, d’inscription ou d’ordre dans le cortège. On donne un thème, cette année le sport, afin de donner des idées à ceux qui n’en ont pas, mais les déguisements sont libres. » Ce dernier nous confit être toujours assez impressionné par les géants confectionnés par la Maison basque de Paris.

Cette année, leur déesse géante fera quatre mètres de haut. Elle sera transportée par un porteur et deux autres personnes tiendront ses bras, entièrement articulés avec des accessoires en accord avec le thème de cette 22e édition : le sport. Eguzki aura donc une planche de surf, une robe bleue et blanche aux couleurs de l’équipe de rugby de l’Aviron bayonnais et une chistera à la main, ce long gant en osier utilisé pour jouer à la pelote basque. Rien que ce dernier accessoire, « représente 9 heures de travail, entre la conception de l’armature et le tressage des bandes », assure Denis Brouard.

Des bérets et des cornes

Ce carnaval, c’est aussi l’occasion pour l’association de faire connaître la culture basque aux Parisiens. « Ce n’est pas toujours évident de se faire connaître, nous faisons beaucoup d’événements, mais pas énormément à l’extérieur. Là c’est l’occasion ! », se réjouit Denis Brouard, précisant que la Maison basque recherche toujours de nouveaux volontaires. La petite troupe sera vêtue du traditionnel béret basque et d’un gilet en fausse peau de mouton. Quant à Basile Pachkoff, comme chaque année, il revêtira une cape rouge brodée et un chapeau à corne. Un costume carnavalesque assez simple reconnaît-il : « Ce sont les cordonniers qui sont les plus mal chaussés ! »