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Comment va être sécurisé le scrutin sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie?

SÉCURITÉ 1.430 gendarmes seront mobilisés dimanche, alors que les Calédoniens se rendront aux urnes…

Un référendum historique. Dimanche, 174.000 Calédoniens se rendront aux urnes pour choisir entre la France et l’indépendance. Pour sécuriser les 277 bureaux de vote, la gendarmerie nationale, présente sur 98% de l’île, a déployé les grands moyens. « L’objectif est de garantir la sincérité du scrutin, de permettre à tout le monde d’aller s’exprimer », explique à 20 Minutes une source proche du dossier. Si les autorités n’ont pas d’« inquiétudes majeures » concernant le déroulement du scrutin, quelques rumeurs circulent sur le Caillou.

Si les partisans du non à l’indépendance l’emportaient, les axes de circulation et les aéroports pourraient être bloqués, selon les bruits qui courent. « Nous sommes attentifs aux voitures garées sur le bas-côté des routes qui pourraient servir à les bloquer », indique un gendarme sur place. « La situation pourrait évoluer si le nombre de voix entre le non et le oui était trop important. Cela pourrait être considéré comme une humiliation », confie un haut gradé.

1.430 gendarmes

Pour faire face aux risques, les autorités ont dépêché sur place huit escadrons de gendarmes mobiles, soit 880 militaires, pour épauler les 550 gendarmes départementaux en poste sur ce territoire très étendu. Le jour du scrutin, 80 patrouilles quadrilleront la collectivité. Ils auront pour mission de s’assurer que les accès aux bureaux de vote sont dégagés, contrôleront les routes et vérifieront que personne ne transporte d’arme.

Une fois le vote effectué, les gendarmes sont chargés de récupérer et de transporter les plis contenant les bulletins au Haut-Commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie. Ils devront également sécuriser la visite sur l’île, lundi, du Premier ministre, Edouard Philippe, et de la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, qui voudront « rencontrer l’ensemble des forces politiques » et « discuter » de l’après-référendum.

Une situation « très calme » sur place

Sur place, la situation est « très calme », poursuit notre source. Quelques panneaux d’affichage témoignent de l’enjeu à venir. Selon les derniers sondages, le non à l’indépendance l’emporterait dimanche avec 60 à 69 % des voix. Dans ce cas, les accords de Nouméa prévoient l’organisation de deux autres scrutins d’ici 2022.