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Soupçons d’emplois fictifs au FN: La justice saisie par une lettre anonyme, le parti conteste

Le Front national conteste les soupçons d’emplois fictifs dont son groupe fait l’objet au conseil régional Nord-Pas-de-Calais sur la période 2010-2015…

Lettre anonyme contre « preuve par l’image ». Le groupe Front National au conseil régional des Hauts-de-France, qui fait l’objet d’une enquête sur des soupçons d’emplois fictifs, a sorti un contre-argument dès la révélation de l’enquête, mardi soir.

On y voit David Rachline, à l’époque rémunéré en tant que collaborateur du groupe, siégeant sur les places réservées derrière les élus frontistes, en décembre 2010.

Le cas Rachline

D’après l’hebdomadaire Le Canard enchaîné, qui publie des éléments de l’enquête préliminaire ce mercredi, le cas de David Rachline, aujourd’hui sénateur-maire de Fréjus, dans le Var, intéresse particulièrement les enquêteurs.

La vidéo mise en avant par le Front national fournit la preuve, selon le responsable frontiste Bruno Bilde, que l’ex-élu de la région PACA a bien honoré son contrat nordiste, et qu’il ne s’agissait donc pas d’un emploi fictif (on distingue David Rachline, en brève discussion avec Steve Briois, vers 1′).

De son côté, l’élu EELV Dominique Plancke, à l’époque président de la commission transports, affirme, sur le réseau social Twitter, ne pas se souvenir de l’avoir croisé une seule fois dans les couloirs « ni dans l’ascenseur ».

L’agence AFP remarque que David Rachline a indiqué à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) avoir travaillé au conseil régional de Nord-Pas-de-Calais entre janvier et mars 2010. Selon sa «déclaration d’intérêts et d’activités» déposée le 28 novembre dernier auprès de cette instance, il avait alors perçu 11.000 euros nets en tant qu’«assistant de groupe».

Trois emplois dénoncés au total, en novembre 2015

On a appris, ce mercredi matin, auprès du procureur de la République à Lille, que l’enquête préliminaire avait été ouverte en janvier 2016, à la suite d’une lettre anonyme reçue par un juge d’instruction de Paris en novembre 2015.

D’après le procureur, la lettre « portait sur trois emplois » financés par le Front national. Plus d’un an après, le magistrat ne s’avance cependant pas sur l’issue des investigations menées par les enquêteurs. « Ce n’est qu’à l’issue de cette enquête que le parquet décidera d’engager des poursuites, d’ouvrir une information ou de classer sans suite. »