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Salon de l’Agriculture: Cinq choses à faire pour réussir sa visite en tant que candidat

Les candidats à l’élection présidentielle se succèdent au Salon de l’agriculture cette semaine…

C’est le passage obligé du mois de février pour les prétendants à l’Elysée. Le 54e Salon de l’agriculture s’est ouvert samedi avec la venue de François Hollande. Mais le chef de l’Etat ne sera pas le seul homme politique à fouler le foin d’ici la fermeture du salon, le 5 mars. Tous les candidats à la présidentielle (sauf Jean-Luc Mélenchon qui boude le salon) devraient venir caresser le « cul des vaches ». Un exercice toujours périlleux pour les politiques. Heureusement, 20 Minutes a quelques conseils à leur donner.

1. Caresser patiemment le cul des vaches

« Ce n’est pas en tapant sur le cul des vaches qu’on défend l’agriculture », lâchait José Bové en 2007. Le député européen n’a peut-être pas tort, mais l’exercice paraît indispensable. La méthode ? « Si la vache est en état de soumission on ne touchera pas la tête en premier mais plutôt on posera sa main sur l’épi qui se trouve le plus près des épaules puis sur l’encolure », précise un site spécialisé. « Si on doit l’aborder par-derrière on commencera par lui caresser la croupe. »

2. Multiplier les compliments

Glisser un mot doux, au milieu d’une caresse, ça ne mange pas de pain. Prenez exemple sur le maître incontesté du Salon, Jacques Chirac. Le président savait y faire pour sublimer les produits de terroir. « J’aime beaucoup les produits de la ferme »/«Je n’ai pas de bière préférée, c’est une légende qui a été créée, j’aime toutes les bières légères et blondes. » Ou pour s’exclamer devant les bêtes : « Les Normandes, c’est très très bien hein »/«Ce ne sont pas des bovins, ce sont des chefs-d’œuvre ! » Dans un style plus fleuri, Jean-Marie Le Pen s’extasiait lui devant un cochon, visiblement bien monté, en 2004. « Ah ce jeune homme a une belle répartition ! », rapporte un article de Libération.

3. Avoir une bonne descente

Les stands se multiplient, les verres aussi. Entre l’armagnac, les blondes, et le ti-punch, soudain la tête vous tourne. Manuel Valls en fait l’expérience en 2015. « Je commence à faire le tour des produits gastronomiques… Les vins, notamment, mais pas seulement. Le plus important, c’est de tenir le cap », reconnaîtra-t-il, légèrement pompette, sur France 3.

Mieux vaut avoir la descente solide, façon Dominique de Villepin. Il « m’avait sidéré par sa facilité, en 12 ou 13 heures, à passer du lait, au cidre, au café, à la bière, à la vodka, au ti-punch, avec une capacité d’absorption vraiment phénoménale », raconte l’ancien ministre de l’Agriculture Dominique Bussereau, sur RMC.

4. Lâcher une petite phrase… sans créer de polémique

Pour réussir son Salon, la petite phrase bien sentie est bienvenue. A la manière de François Bayrou, on peut la jouer local. « Je ne viens pas tous les ans pour flatter la croupe des vaches. Quand les élections seront finies, je serai encore là ! » Ou même adresser un tacle à son adversaire, comme François Hollande en 2013, lorsqu’un enfant l’interpelle sur l’absence de Nicolas Sarkozy. « Ah bah, tu le verras plus », lâche le nouveau président. L’important ? Eviter toute polémique, et le « Casse toi pov’ con » de Nicolas Sarkozy en 2008.

5. Et pourquoi ne pas battre un record du monde ?

Pour se mettre le monde agricole dans la poche, évitez la visite-éclair. Jacques Chirac, qui n’a raté qu’une seule édition avant sa retraite politique, avait l’habitude de passer plusieurs heures lors de chaque visite. Mais le record de temps passé au salon lors d’une journée appartient à François Hollande. Le candidat socialiste avait arpenté les couloirs du salon pendant… douze heures lors de sa campagne de 2012.