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Réhabilitation lancée pour les anciens terrains de la «jungle»

Les travaux de réhabilitation des terrains de l’ancienne “jungle” de Calais ont commencé ce lundi…

L’ancien bidonville doit devenir un site naturel « d’exception ». Les travaux de réhabilitation des terrains occupés jusqu’en octobre par la “Jungle” de Calais ont débuté ce lundi, sous l’égide du Conservatoire du littoral.

« Les machines sont sur place pour le terrassement. C’est un site qui a beaucoup souffert », a déclaré à l’agence AFP le directeur du conservatoire du littoral Manche-Mer du Nord, Loïc Obled.

Mise en place d’un observatoire naturel

L’inauguration officielle du chantier doit avoir lieu jeudi matin.

D’un coût de 600.000 euros, ces travaux, qui pourraient durer de trois à six mois, doivent permettre de réhabiliter le site d’une vingtaine d’hectares, grâce à un déboisage forestier, et à la mise en place d’un observatoire sur les dunes.

« La réglementation interdira de pénétrer au cœur du site », précise le conservatoire dans un communiqué. Cependant un « parcours menant à un observatoire » a été « imaginé », afin d’offrir au visiteur « une vue d’ensemble ». En raison de l’urbanisation de la côte belge et de la région autour de Dunkerque, ce site naturel est notamment important pour les oiseaux migratoires, qui l’utilisent pour se reposer.

Une activité économique au sud ?

Jusqu’à 7.000 migrants, officiellement, vivaient sur le camp de la Lande qui s’est formé au printemps 2015 avant d’être démantelé en octobre par les autorités. Une trentaine de personnes ont retiré « entre 15 et 20 tonnes de déchets » ces derniers mois du site, situé à environ une heure à pied à l’est du centre-ville de Calais, selon Loïc Obled.

Sur la partie sud du site, hors terrains du Conservatoire, la maire de Calais espère implanter des activités économiques « peu denses ». En janvier, Natacha Bouchart (LR) imaginait « l’installation d’une zone de services, non polluants, et de terrains de concours [pour chevaux] », près du centre équestre existant.

Néanmoins cette partie sud, catégorisée en tant que « Zone naturelle d’intérêt faunistique et floristique » (ZNIEFF), doit faire l’objet d’un déclassement avant que l’implantation de services marchands ne puisse se faire.