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Présidentielle: A quoi ressemblerait le gouvernement de Marine Le Pen si elle gagnait dimanche?

La candidate frontiste a déjà choisi son Premier ministre…

Elle n’est pas favorite et pourtant, contrairement à Emmanuel Macron, Marine Le Pen a déjà donné une première piste en livrant le nom de son Premier ministre si elle était élue présidente de la République dimanche : ce sera Nicolas Dupont-Aignan, en échange de son ralliement au FN entre les deux tours. Et le reste ? 20 Minutes se risque aux pronostics

>>> Les paris sûrs

Gilbert Collard à la Justice

L’avocat qui a défendu Pierrette Le Pen lors de son divorce avec Jean-Marie dans les années 90 s’est rapproché du FN ces dernières années. Il fait partie de la garde très rapprochée de Marine Le Pen. Vu son passé et son importance dans l’organigramme, on le voit mal refuser le poste de Garde des Sceaux. Même s’il ferait aussi un très bon ministre de la Pêche, au moins pour le déguisement.

Florian Philippot à l’Education nationale

Fils d’une institutrice et d’un directeur d’école primaire, L’énarque est un pur produit de la méritocratie républicaine, comme on dit. C’est toujours lui qui intervient sur les questions d’éducation, et il avait répondu clairement qu’il choisirait ce ministère si on lui en donnait la possibilité lors d’un passage dans ONPC, l’émission de Laurent Ruquier, en mars.

Bernard Monot à l’Economie

L’économiste en chef du FN, c’est lui. Ce député européen, ancien de la Caisse des dépôts et consignations, est sorti de l’ombre il y a trois ans. Le rétablissement des droits de douane, la réunion d’un sommet de l’Eurogroupe pour une sortie concertée de l’euro, la réintroduction du franc, une nationalisation partielle des banques de dépôt, tout vient de Monot. Qui d’autre pour mener le dossier à bien en cas de victoire du FN ?

 

>>> Les paris raisonnables

Nicolas Bay aux Relations avec le Parlement

Un peu à l’image de Florian Philippot, le secrétaire général du FN passe beaucoup de temps sur les plateaux télés à décliner le programme de la candidate et à répondre à sa place sur tous les sujets. Chargé de diriger la campagne pour les législatives, l’ancien mégrétiste a le profil idoine pour le poste

Steeve Briois à l’Agriculture

Dans la bande dessinée La Présidente de François Durpaire et Farid Boudjellal, qui imagine l’accession au pouvoir de Marine Le Pen, Steeve Briois est nommé ministre de l’Agriculture et de la Ruralité. Le nouveau président par intérim du FN fait l’unanimité dans sa ville. Suffisant pour obtenir un poste ministériel ?

Philippe Murer à l’Ecologie

Cet illustre inconnu est le président du collectif nouvelle écologie, le think tank frontiste en matière d’idées vertes. Un ministère qui ne fera sans doute pas partie des priorités de Marine Le Pen, assez peu intéressée par ce sujet. Ses principales mesures ? Privilégier le nucléaire et limiter les éoliennes qui défigurent le paysage.

Bruno Gollnisch aux Affaires étrangères

Le vieil allié de Jean-Marie Le Pen a vu un temps sa position s’affaiblir en interne à cause d’un soutien trop marqué au Menhir. Mais le prof de droit a réussi à revenir dans les petits papiers de la direction frontiste au bon moment. Marié à une Japonaise, Bruno Gollnisch a créé une délégation internationale au sein d’un parti qui se préoccupait peu de ces questions. Lors de la campagne de 2012, il était conseillé aux souverainetés et à la renégociation des traités.

 

>>> Les gros paris

David Rachline Secrétaire Général de l’Elysée

Le directeur de campagne du FN semble un peu jeune pour obtenir un gros poste au gouvernement. Mais le maire de Fréjusfait partie des hommes qui comptent à la direction du parti. Proche de Jean-Marie Le Pen, puis d’Alain Soral et désormais de Marine Le Pen, Rachline pourrait faire le lien entre les différentes mouvances du Front national.

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Un entraîneur de Ligue 1 au Sport

C’est une confidence d’Aleksandar Nikolic, le conseiller sportif du parti frontiste, dans l’Equipe de vendredi. Un coach de Ligue 1 aurait donné son accord pour intégrer le gouvernement. Son profil ? Il serait « connu (sic), doté d’une bonne réputation, prêt à lâcher son poste et (…) d’accord avec notre programme, même s’il n’est pas engagé politiquement : il a nos idées mais n’appartient pas au parti ».

Franck De Lapersonne à la Culture

L’ovni de cette campagne, auteur de plusieurs one-man shows plus ou moins réussis en première partie de meetings. Candidat aux législatives à Amiens face à François Ruffin, l’acteur a fini par épouser quelques-uns de ses rôles marquants au cinéma, où il lui arrive de jouer des personnages idéologiquement très marqués à droite. Membre de l’Académie des Césars, il obtiendrait sans peine le ministère de la Culture.

 

>>> Les ENORMES paris

Robert Ménard à l’Immigration

Le maire de Béziers n’a pas participé à la campagne de Marine Le Pen et n’est pas affilié au parti. Mais sur cette problématique qui fait partie des grandes thématiques du FN, il est allé assez loin dans la provocation et la surenchère verbale en France. On n’y croit peu, mais allez savoir…

Brigitte Bardot à la Cause animale

« Le projet que porte de Monsieur Macron pour les animaux est mortifère, scandaleux, désespérant, et sans aucun espoir d’amélioration dans aucun domaine ».

Sympathisante avouée du Front National depuis plusieurs années, BB a appelé à faire barrage à Macron dans une lettre publiée mardi. Sûr qu’elle n’aurait rien contre un sous-secrétariat symbolique dévolu à la souffrance animale, par exemple.

Henri Guaino à la Défense

L’ancienne plume de Nicolas Sarkozy n’a pas réussi à se présenter à la présidentielle. Il avait pourtant bénéficié du parrainage de Marine Le Pen. « Je dis merci à n’importe qui m’accorde son parrainage. Le parrainage n’est pas un soutien, je vous le rappelle, c’est l’autorisation de se présenter », avait répondu Guaino, qui a depuis sous-entendu un retrait de la vie politique. A moins d’un coup de fil salvateur le 7 mai ?

« Je remercie @MLP_officiel de son parrainage » (15/03)
«  représente ce que j’ai toujours combattu en politique » (28/04)
TL de

Christine Boutin à la Famille

« Maintenant, je dois travailler pour lever l’inquiétude, la peur et l’opprobre qui pourraient s’abattre sur les électeurs de droite tentés par le vote Le Pen ». L’ancienne ministre de Sarkozy, éternelle opposante au Pacs et au mariage pour tous, n’a pas fait semblant au moment d’annoncer son choix pour le second tour. Elle assure « ne rien attendre » du vote FN en échange de son soutien à Marine Le Pen. Cela n’engage que ceux qui la croient.