Home>Art>PATRIMOINE Avant-première du film L’Empereur de Paris, inauguration d’une rue Vidocq, la ville d’Arras a vécu à l’heure de ce brigand natif de la cité artésienne qui est devenu chef de la police au XIXe siècle…
Art Culture histoire Industrie WEB

PATRIMOINE Avant-première du film L’Empereur de Paris, inauguration d’une rue Vidocq, la ville d’Arras a vécu à l’heure de ce brigand natif de la cité artésienne qui est devenu chef de la police au XIXe siècle…

PATRIMOINE Avant-première du film L’Empereur de Paris, inauguration d’une rue Vidocq, la ville d’Arras a vécu à l’heure de ce brigand natif de la cité artésienne qui est devenu chef de la police au XIXe siècle…

L’adolescent voyou aura désormais sa rue dans sa ville natale. La municipalité d’Arras, dans le Pas-de-Calais, a profité, ce samedi, de la venue de l’équipe du film L’empereur de Paris, consacré à Vidocq, pour inaugurer une rue au nom de ce brigand devenu policier, au XIXe siècle, sous Napoléon Ier.

C’est Vincent Cassel en personne, interprète de François Vidocq dans cette superproduction française, qui est venu dévoiler la nouvelle plaque de la rue Eugène-François Vidocq. Jusqu’alors, il n’y avait à Arras, qu’une pizzeria, baptisée Le Vidocq, comme symbole de ce personnage ambigu.

Enfance turbulente à Arras

« Réhabiliter les enfants d’Arras, c’est important, lance le maire de la ville, Frédéric Leturque. Même si ces enfants ont eu un parcours tumultueux et tortueux. » Car François Vidocq, né en 1775 dans un milieu plutôt aisé – son père était maître boulanger et marchand de blé – a connu une enfance turbulente à Arras.

La nouvelle rue Eugène-François Vidocq, à Arras, inaugurée par Vincent Cassel et l'équipe du film
La nouvelle rue Eugène-François Vidocq, à Arras, inaugurée par Vincent Cassel et l’équipe du film – G. Durand / 20 Minutes

Volontiers bagarreur, il apprend l’escrime, mais aussi à voler. A 13 ans, il fait un premier séjour de dix jours en prison, à la demande de son père. Trois ans plus tard, il quitte la cité artésienne après avoir tapé dans la caisse de la boulangerie familiale.

« Son père aurait été surpris de voir qu’une rue porte désormais son nom », avoue le maire d’Arras. Sauf que le parcours de François Vidocq va s’inverser à Paris. Après deux séjours au bagne de Brest et de Toulon, d’où il s’évade, l’homme devient, à l’âge de 31 ans, indicateur pour la préfecture de police.

Création de la police de sûreté

C’est lui qui mettra en place l’art de l’infiltration pour traquer escrocs et assassins. Il va créer la police de sûreté à Paris, un service qu’il dirigera avant de démissionner en 1827. Il écrirera ses mémoires, dans la foulée.

Voir l'image sur TwitterVoir l'image sur TwitterVoir l'image sur TwitterVoir l'image sur Twitter

Ville d’Arras

@VilleArras

⭐️ Bain de foule pour Vincent Cassel à l’occasion de l’inauguration de la rue Eugène-François Vidocq.
Merci pour les autographes et les selfies, les Arrageois étaient aux anges ! 😊#Arras #LEmpereurdeParis

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité

C’est le passage du monde des brigands à celui de la police que retrace le film d’aventure L’Empereur de Paris, présenté en avant-première, ce samedi, lors du Festival du film d’Arras*. De la réalité à la fiction, Vincent Cassel s’est fait sa propre idée du personnage de Vidocq.

« C’était un homme libre »

« C’était un homme libre qui refusait d’être enfermé dans le monde de la pègre, explique le comédien à 20 Minutes. Lui et Jacques Mesrine ne sont pas si loin l’un de l’autre. Ils sont dans cette frange un peu sombre de la société. Ce sont des gens qui n’arrivent jamais vraiment à trouver leur place et qui s’inventent eux-mêmes. »

Après avoir inspiré, tour à tour, Victor Hugo pour son personnage de Jean Valjean, la télévision pour une série avec Claude Brasseur dans les années 1970 et un film avec Gérard Depardieu en 2001, Vidocq entre donc officiellement dans la postérité arrageoise.

* Jusqu’au 11 novembre, à Arras.