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Nord: Une souscription pour sauvegarder des sites miniers classés par l’Unesco

La Mission Bassin minier vient de lancer une souscription nationale pour pouvoir restaurer une dizaine de sites délabrés et classés au patrimoine mondial de l’humanité…

Attention, patrimoine minier en péril ? La Mission Bassin minier se penche sérieusement sur le cas d’une dizaine de sites qui font partie des 353 éléments inscrits depuis 2012 au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.

«Ces sites ne sont pas dans un très bon état et nous devons les restaurer pour conserver notre inscription», explique Gilles Briand, directeur d’étude à la Mission Bassin minier, confirmant une information du Parisien.

Une clause de revoyure

En effet, l’Unesco se réserve le droit de retirer le prestigieux label si les obligations de préservation du patrimoine ne sont pas remplies. « Une clause de revoyure est prévue en 2019-2020 pour que l’Unesco contrôle les mesures de conservation mises en place », avoue Gilles briand.

Ce dernier, néanmoins, n’éprouve aucune inquiétude : « Nous savions depuis notre candidature que l’entretien de certains bâtiments serait difficile dans la mesure où ils appartiennent à des privés ou à es institutions qui n’ont pas les moyens ou l’envie de le faire. »

La chapelle de Somain, la salle des pendus à Loos-en-Gohelle, ou encore la fosse Mathilde à Denain, par exemple, font partie des 353 lieux, fosses, terrils, corons et cités minières concernés.

«Nous ne restons pas les bras croisés»

« C’est pourquoi nous avons décidé de lancer une souscription nationale avec la Fondation du patrimoine, afin de récolter des dons, souligne Gilles Briand. Elle ne va pas tout régler, car il nous faut trouver 10 à 15 millions au total, mais il s’agit d’un message adressé aux collectivités locales et à l’unesco pour montrer que nous ne restons pas les bras croisés ».

Autre piste, le loto spécial patrimoine mis en place par la mission gouvernementale Stéphane Bern. « Nous n’avons pas été retenus cette année, mais nous allons nous porter, à nouveau, candidats, l’an prochain », note le directeur d’études.

Interrogé par Le Parisien, l’Unesco se montre, de son côté, optimisme sur le cas du bassin minier. « Nous trouverons des solutions, assure Giovanni Boccardi, chef d’unité pour les situations d’urgence. Il y a tellement d’autres sites dans le monde qui sont malheureusement dans des états plus dramatiques. »