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«Meurtres à Lille»: «Je comprends que les étrangers voient Lille comme un Disneyland», s’enflamme Annelise Hesme

FESTIVAL SERIES MANIA Rencontre avec Annelise Hesme et Loup-Denis Elion, les deux acteurs principaux du nouvel épisode de « Meurtres à… », diffusé sur France 2, qui a été tourné à Lille et à Roubaix

Le festival lillois Séries Mania présentait, jeudi au Colisée de Roubaix, l’avant-première du téléfilm Meurtres à Lille qui sera diffusé prochainement sur France 3. Un duo de flics est chargé de mener l’enquête autour du meurtre d’un célèbre sculpteur lillois. Avec les rues de Lille et le musée la Piscine de Roubaix en toile de fond.

Dans le rôle du duo d’officiers de police, on retrouve Annelise Hesme, qui incarne Nina, dans la série éponyme de France 2 et Loup-Denis Elion, popularisé par la série télé Scènes de ménages. 20 minutes les a rencontrés.

Avant le tournage de ce téléfilm, qui a duré un mois, connaissiez-vous Lille ?

Annelise Hesme : J’avais tourné, il y a douze ans, une série magnifique, Le réveillon des bonnes. Je n’avais découvert la ville comme cette fois car nous tournions surtout en studio. Je comprends que les étrangers voient ça comme un Disneyland. C’est un bel endroit. Les gens sont super sympas. C’est simple, tranquille, joyeux.

Loup-Denis Elion : Je suis venu une fois pour jouer une pièce de théâtre ou un opéra. C’est une ville cool, belle, aérée. Il n’y a pas beaucoup de circulation.

A. H. : Pendant le tournage, je dormais à L’Ermitage gantois. J’allais pas mal au beffroi. Je me baladais aussi au bois de Boulogne. Je suis très nature.

Comment vous êtes-vous retrouvés dans cette série ?

L.-D. E. : J’ai rencontré par hasard la réalisatrice, Laurence Katrian, dans une soirée car on fait partie de la même agence. On a discuté et elle m’a proposé le rôle une semaine plus tard. J’avais déjà joué un flic dans Les mains de Roxana, avec Sylvie Testud. Mais ce n’était pas du tout le même personnage. Ces deux rôles n’ont rien à voir.

A. H. : C’est comme dans la vie. Heureusement qu’on ne se résume pas qu’à son métier. Pour ma part, c’est une proposition de France 3 qui m’a amenée sur ce rôle. Isabel Sebastian [la scénariste] a livré une partition fluide. J’ai été séduite par les personnages qui sont bien construits. Ils ne sont pas manichéens. C’est l’un des rôles dont je suis le plus fière.

Quelle est l’énergie d’un tournage de téléfilm par rapport à un film ?

L.-D. E. : On se pose moins de questions. On se trouve dans une énergie de travail différente.

A. H. : Au cinéma, on met dix ans à tourner une scène. Là, on tourne neuf minutes de film par jour. On doit aller à l’essentiel du personnage. Parfois même, il manque des scènes pour comprendre un peu plus les relations entre les personnages.

L.-D. E. : C’est vrai que ces personnages ont énormément de profondeur. Ils ont des blessures, des soucis qui les dépassent. Ça donne envie de creuser un peu plus, et pour nous et pour les spectateurs.

On ne se retrouve pas un peu frustré quand on sort de ce genre de tournage…

A. H. : C’est vrai que les personnages sont un peu trop esquissés. On peut se sentir frustrée de ne pouvoir fouiller davantage.

La projection à Roubaix a reçu un bon accueil…

A. H. : Oui. C’était un public qui était déjà acquis à la série Meurtres à… Mais c’est le meilleur de toute la collection du monde entier.

L.-D. E. : On a quand même fait salle comble au Colisée de Roubaix, la plus grosse jauge de Séries Mania.

A. H. : Et ma sœur jouait Le jeu de l’Amour, la semaine dernière, dans cette même salle. C’est drôle, ce destin croisé, à une semaine d’intervalle.

Avez-vous des projets dans le Nord ?

L.-D. E. : J’ai peut-être un projet de théâtre avec une compagnie lilloise qui s’appelle Les Blouses Bleues.

A. H. : Moi, je fais des infidélités au Nord car après je pars dans le Sud-Ouest et en Bretagne pour tourner.

Que diriez-vous pour donner envie aux gens de voir ce téléfilm ?

A. H. : L’intrigue est très complexe. On se demande tout le temps qui peut être le meurtrier. Même moi, j’étais perdu. La relation entre les deux policiers est atypique.

L.-D. E. : C’est un Meurtres à… qui va sortir, peut-être un peu, des codes de la collection car il est plus sombre, torturé. Et très actuel sur les thèmes abordés.

A. H. : L’histoire a un côté plus organique, moins mécanique. On sent les codes, mais pas trop.