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La métropole Lilloise va tester les boutiques à l’essai

COMMERCE Le dispositif « Boutique à l’essai » permet à un entrepreneur dans le commerce de roder son projet dans des conditions avantageuses…

Une solution bouche-trou. Lors de son dernier conseil, mi-octobre, la Métropole européenne de Lille (MEL) a décidé de se lancer dans l’aventure du dispositif «ma boutique à l’essai». Les attentes sont doubles : lutter contre la « dévitalisation des centres-villes » et permettre aux porteurs de projets commerciaux de se lancer.

Le concept de boutique à l’essai ne vient pas de la MEL. Mais comme toutes les bonnes idées méritent qu’on s’y attarde, le conseil métropolitain a accepté de mettre les pieds dedans. L’idée, est de permettre à une personne qui a un projet de commerce de le mettre à l’épreuve dans la vraie vie, ou presque. Dans un local commercial vacant, et sur une durée de six mois renouvelable une fois, l’apprenti commerçant va tâcher de rendre viable son idée sans trop de contraintes. En effet, le dispositif permet, entre autres, de bénéficier de loyers modérés, de prêts d’honneur ou de prêts à taux zéro.

Choisir un projet et l’accompagner

Toutes les communes de la MEL qui le souhaitent pourront profiter de « ma boutique à l’essai ». Une fois qu’elles se seront fait connaître, elles devront identifier et lister les locaux commerciaux vacants sur leur territoire. Ensuite, il faudra contacter les propriétaires afin de négocier un loyer intéressant, les termes de l’accord étant consignés dans une charte signée avec la fédération des boutiques à l’essai.

Chaque local fera l’objet d’un appel à candidature et une commission décidera du projet retenu. Le porteur sera ensuite accompagné lors de son installation. Une manière de laisser sa chance au produit. Et, si ça fonctionne, le commerçant en herbe pourra se voir proposer un bail plus long. A noter qu’outre les centres-villes, le dispositif est aussi décliné dans les quartiers en politique de la ville sous le nom « Ma boutique, mon quartier ».