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Législatives: Le raz-de-marée La République en Marche au premier tour des élections législatives passe mal au sein des partis traditionnels

Beaucoup de déceptions au sein des états-majors des Républicains ou du Parti socialiste après les résultats du premier tour, qui place La République en Marche largement en tête…

près le raz-de-marée de La République en Marche ce dimanche soir, les états-majors des partis font grise mine.

Des résultats décevants pour Les Républicains

Bernard Accoyer, le secrétaire général du parti Les Républicains, a jugé ce dimanche que le premier tour des élections législatives était « décevant pour notre famille politique ».

« Bien sûr il est décevant pour notre famille politique », a réagi sur France 2 l’ex-président de l’Assemblée nationale. LR et ses alliés, les centristes de l’UDI, sont « la deuxième force du pays » à l’issue de ce premier tour, a-t-il noté, appelant à « un réveil » pour ne pas se retrouver « avec un parti unique ». De son côté, François Baroin, chef de file LR pour les législatives, a appelé ce dimanche soir sur France 2 à la mobilisation pour éviter que les pouvoirs soient « concentrés » dans « un seul et même parti ».

« Nous disons à tous ceux qui se sont abstenus, qui ont fait un choix différent (…) que notre pays attend des pouvoirs équilibrés et non concentrés dans un seul et même parti », a-t-il ajouté, appelant à un « sursaut » au second tour.

Alain Juppé, candidat malheureux à la primaire des Républicains, a, lui aussi, appelé à la mobilisation au second tour pour éviter une Assemblée « monochrome ». « L’enjeu du deuxième tour est clair : aurons-nous demain une chambre monochrome, ce qui n’est jamais bon pour le débat démocratique ? Ou bien, dans cette Assemblée nationale nouvelle, aurons-nous un groupe qui dans un esprit constructif pourra animer le débat démocratique ? », a déclaré l’ancien Premier ministre lors d’une brève allocution depuis sa ville de Bordeaux retransmise sur TF1.

Xavier Bertrand, président LR de la région Hauts-de-France, a appelé dimanche soir « les candidats des partis et des mouvements républicains » à « tout mettre en œuvre pour faire barrage aux candidats de l’extrême droite » au second tour des législatives.

« Les candidats des partis et des mouvements républicains doivent tout mettre en œuvre pour faire barrage aux candidats de l’extrême droite », a tweeté Xavier Bertrand. Dans sa région, la présidente du FN Marine Le Pen est arrivée en tête du premier tour avec 46,02 % des voix dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais.

Déception au Front national

Au Front national, Florian Philippot, candidat dans la sixième circonscription de Moselle et « largement au second tour », reconnaît « une déception dans le score » de son parti. La présidente du Front national, Marine Le Pen appelle quant à elle les « électeurs patriotes » à « une forte mobilisation » au second tour afin d’« envoyer des députés prêts à s’opposer à la politique mondialiste » d’Emmanuel Macron. « Les électeurs patriotes (…) doivent massivement se rendre aux urnes dimanche », a appelé Marine Le Pen depuis Hénin-Beaumont où elle est candidate à la députation.

« Une crise politique profonde », aux yeux de Julien Dray

Au sein du Parti socialiste, Julien Dray admet « une crise politique profonde », appelle à « refonder l’identité » de son parti. Jean-Christophe Cambadélis, le chef du Parti socialiste, dont les candidats viennent de subir une vraie déroute dans les urnes, a tenu un point de presse à l’issue du premier tour des élections législatives.

« On serait un peu fou et à côté de la plaque si on n’entendait pas le message », a affirmé dimanche sur France 2 Jérôme Guedj, ancien porte-parole du candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon, appelant à reconstruire la gauche et à garantir une pluralité à l’Assemblée nationale.

« Il faudra reconstruire quelque chose, je ne peux pas imaginer que la gauche se soit évaporée », a déclaré Jérôme Guedj sur le plateau de France 2 après l’annonce des premières estimations des résultats du premier tour des élections législatives. Le Parti socialiste, qui contrôlait la moitié de l’Assemblée sortante, s’effondrerait autour de 15 à 40 sièges, selon les estimations à 20H00 des instituts de sondage.

La maire PS de Paris Anne Hidalgo a appelé ce dimanche à la mobilisation au second tour « pour permettre à d’authentiques voix social-démocrates, écologistes et européennes d’être présentes à l’Assemblée nationale ».

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« Je regrette que plusieurs députés sortants de Gauche comme de Droite, fidèles et utiles aux Parisiens, très investis dans leur mandat, aient été victimes de ces circonstances exceptionnelles », a écrit Anne Hidalgo sur son compte Facebook. Plus acrimonieux, François Lamy, candidat dans la 1ère circonscription du Nord et ancien Ministre délégué socialiste chargé de la Ville, tweete sa déception:

Pas de majorité pour « détruire le Code du travail » pour Jean-Luc Mélenchon

Le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a affirmé ce dimanche qu’au vu de l’« immensité de l’abstention » au premier tour des législatives, il n’y avait pas de majorité pour « détruire le Code du travail », notant que « des dizaines de candidats » de sa formation seraient au second tour.

« L’immensité de l’abstention montre qu’il n’y a pas de majorité pour détruire le Code du travail », a affirmé Jean-Luc Mélenchon lors d’une allocution retransmise par les télévisions. Appelant ses partisans à assurer « partout » l’élection de députés de sa formation, qui aura des « dizaines de candidats » présents au second tour, il a aussi exhorté ses électeurs à « ne jamais permettre l’élection d’un candidat du FN ».

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Debout la France ne donne « aucune indication de vote »

Le parti de Nicolas Dupont-Aignan, Debout la France, a dit ce dimanche ne donner « aucune indication de vote » pour le second tour des élections législatives, laissant les électeurs décider comment « faire barrage » aux candidats de la République en marche.

Le parti « ne se considère pas propriétaire des voix des électeurs », a-t-il dit dans un communiqué. Il a ajouté « faire confiance aux Français pour déterminer dans chaque circonscription, en fonction du contexte local et des candidats en présence, quel est le candidat le mieux placé pour faire barrage au candidat » En Marche « ou à tout candidat ayant affirmé sa proximité ou sa compatibilité avec le Gouvernement ».

Beaucoup d’humilité revendiquée au sein de la République en Marche (REM)

Les résultats du premier tour des législatives amène le parti du président Emmanuel Macron « à beaucoup d’humilité » face à une « extraordinaire responsabilité », a estimé ce dimanche Jean-Paul Delevoye, président de la commission d’investiture de la République en Marche (REM).

« Ce resultat nous amène à beaucoup d’humilité par rapport aux fractures de la société française » et à « mesurer l’extraordinaire responsabilité que nous donnent nos concitoyens à vouloir avec eux engager les réformes nécessaires pour ce pays », a-t-il déclaré à BFMTV.

Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et ex-Les Républicains, s’est félicité ce dimanche d’avoir obtenu son « meilleur score » lors d’un premier tour d’une élection législative dans sa circonscription de l’Eure.

L’ancien candidat à la primaire de la droite, qui a rejoint le gouvernement d’Edouard Philippe, autre ex-LR, a dit avoir recueilli 45 % des voix dans la 1ère circonscription de l’Eure, dans un bref discours devant ses militants.