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FAITS DIVERS Trois immeubles se sont écroulés rue d’Aubagne à Marseille, ce lundi, dans la matinée…

FAITS DIVERS Trois immeubles se sont écroulés rue d’Aubagne à Marseille, ce lundi, dans la matinée…

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Trois immeubles se sont effondrés ce lundi rue d’Aubagne, dans le quartier deNoailles, dans le premier arrondissement de Marseille, à quelques pas du Vieux-Port. 20 Minutes fait le point alors que s’ouvre une nouvelle journée de recherches sous les décombres.

Combien y a-t-il de victimes ?

Ce mardi, aux alentours de 8 h 30, le procureur de la République de Marseille Xavier Tarabeux a indiqué que le corps sans vie d’un homme venait d’être sorti des décombres. Son identité reste à déterminer. « Des opérations de médecine légale vont être réalisées », a indiqué Xavier Tarabeux.

Les caméras de vidéosurveillance laissaient de plus présager le fait que deux femmes, qui passaient à ce moment-là devant l’immeuble, auraient pu être ensevelies. Toutefois, les pompiers ont déblayé le trottoir sur lequel leurs corps auraient pu être sans retrouver quoi que ce soit, ce qui laisse à penser qu’elles sont saines et sauves. « C’est une bonne nouvelle », estime le procureur de la République de Marseille.

Les pompiers sont à la recherche désormais de « cinq à huit victimes », selon les déclarations de Xavier Tarabeux. Il s’agirait à la fois de locataires de l’immeuble, mais aussi d’invités de ceux-ci. Parmi les personnes disparues figureraient notamment une femme, qui n’est pas allée chercher sa fille à l’école, et une autre femme, « qui ne sortait jamais de chez elle », a indiqué lundi dans la soirée le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier.

Y-a-t-il une chance de retrouver des personnes vivantes ?

La question demeure entière. Les pompiers sont à la recherche d’éventuels survivants dans un amas de gravats blanchâtres de 4 à 5 mètres de haut sur 10 à 15 mètres de profondeur. Selon Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, « on a découvert dans la première partie des opérations de déblaiement quelques poches de survie qui font qu’il y a encore peut-être de l’espoir d’identifier et de retrouver une personne qui peut être sauvée ».

« Nous appelons poches de survie des espaces où nous retrouvons des personnes, et ça n’a pas été le cas, tempère Stéphane Lecroc, chef du service communication au sein des marins-pompiers de Marseille. Il y avait quelques espaces mais il n’y avait personne dedans. »

La météo complique la tâche des pompiers. Depuis lundi, des pluies plus ou moins intenses s’abattent sur Marseille. « Cela rend le matériel glissant, explique Stéphane Lecroc. Les gravats et le sable se transforment en boue. Cela devient plus compliqué pour les chiens de travailler. » Les pompiers se relaient également toutes les heures pour continuer les recherches dans ces conditions difficiles.

Combien de temps les recherches vont-elles prendre ?

Le travail à effectuer reste important selon les marins-pompiers de Marseille. « Nous nous organisons pour un travail de l’ordre d’une semaine, indique Stéphane Lecroc. Ça sera peut-être plus, peut-être moins, mais on n’aura pas fini les prochains jours. »