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JUSTICE

Elle vit deux semaines avec le cadavre de son concubin

Une femme de 62 ans comparaissait devant le tribunal correctionnel de Douai notamment pour recel de cadavre…

Mardi, une habitante d’Hamel, dans le Nord, était jugée pour avoir gardé à son domicile, pendant deux semaines, le corps sans vie de son compagnon à qui elle avait, auparavant, donné un coup de couteau. Elle a été condamnée à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Douai selon La Voix du Nord.

Les faits reprochés à l’accusée remontent au 26 juillet 2015. Cette femme de 62 ans vivait avec son compagnon, âgé de 44 ans. Les relations étaient plus que houleuses au sein du couple, l’homme, alcoolique, battant la sexagénaire selon l’avocat de cette dernière. Ce jour-là, l’homme voulait regarder l’ arrivée du Tour de France à la télévision mais il s’était endormi devant son poste. Une dispute avait éclaté parce que sa compagne s’était indignée de devoir subir l’émission qu’elle ne voulait pas regarder alors qui lui dormait.

Mort dans son canapé

L’homme s’en était pris physiquement à sa compagne, laquelle lui avait donné un léger coup de couteau dans le dos provoquant une blessure superficielle. C’était en sortant de la salle de bains dans laquelle elle s’était réfugiée que la prévenue avait constaté la mort du quadragénaire assis dans son canapé. Au lieu de prévenir les secours, la femme avait simplement ouvert les fenêtres du domicile, nettoyé quelques traces de sang et recouvert le visage du mort avec une serviette.

Elle avait ensuite vécu du 26 juillet au 10 août avec un cadavre sans son salon. Les autorités avaient finalement été prévenues par une voisine à laquelle la mise en cause s’était confiée. L’autopsie de la victime avait écarté l’hypothèse que le coup de couteau était à l’origine de la mort.

Altération du discernement

À l’issue des débats de mardi, le tribunal a retenu les chefs de non-assistance à personne en danger ainsi que le recel de cadavre. L’avocat général avait demandé que l’accusée soit condamnée à 18 mois de prison dont six mois de sursis avec mis à l’épreuve. Cependant, l’altération du discernement ayant été retenue, le tribunal a opté pour une peine de six mois de prison avec sursis et sans mise à l’épreuve.