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Douai: Une centaine de militaires du 41e RT en route pour l’opération Barkhane

SÉCURITÉ C’est dans un contexte particulier que les soldats nordistes s’apprêtent à se projeter au Sahel


« C’est pour des moments comme cela qu’on s’est engagée ». Dans quelques semaines, un contingent d’une centaine de militaires du 41e régiment de transmissions (RT), basé à Douai, va rejoindre le Sahel dans le cadre de l’opération Barkhane. La présence de forces française en Centrafrique est brusquement revenue au-devant de l’actualité, début mai, après la mort de deux membres du commando Hubert, tués par des terroristes au Burkina Faso. Pour autant, cela n’entame en rien le moral des soldats que 20 Minutes a rencontrés.

« Nous sommes garantis de partir. C’est une chance »

Le 41e RT de Douai a la particularité d’être le seul régiment des Hauts-de-France et un des cinq, au niveau national, à s’occuper des transmissions. « Avec les quatre autres régiments de transmissions, nous nous relayons sur les opérations extérieures. Notre spécialité fait que nous sommes garantis de partir. C’est une chance pour nous », affirme le lieutenant-colonel Hoez, chef de corps.

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41e RT Douai@41RT_Douai

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Le @41RT_Douai se prépare pour la mission BARKHANE ! Un entraînement a eu lieu sur le terrain : tirs, secourisme, conduite à tenir face à une foule hostile (situation certes fictive, mais pouvant arriver dans la réalité). Les réservistes y ont joué le rôle de « plastrons ».1616:00 – 11 avr. 2019Voir les autres Tweets de 41e RT DouaiInformations sur les Publicités Twitter et confidentialité

Lui aussi fera partie des hommes et femmes qui seront « projetés » pour Barkhane, courant juillet. Et, à 43 ans, ça ne fait pas peur à celui qui a connu bien pire, notamment la Bosnie : « C’est un moment très attendu, c’est pour cela que nous nous sommes tous engagés, même si ce métier peut nous mener au sacrifice ultime. Nous le savons et nos familles le savent aussi », reconnaît l’officier supérieur.

« On sait que l’on peut être confronté à la mort »

Aux côtés de leur chef de corps, d’autres soldats dont l’adjudant Loïc. A 34 ans, il va partir pour la seconde fois au Sahel sans appréhension. Pourtant, lors de sa dernière mission, il a vu un véhicule d’un convoi proche du sien sauter sur un IED, ces bombes artisanales placées par les terroristes sur les routes. « On sait que l’on peut être confronté à la mort. Celle des nôtres ou celle d’un ennemi sur qui il faudra faire feu. C’est aussi pour cela que l’on s’entraîne, pour que certains gestes deviennent des réflexes », explique-t-il.

Sans être tabou, on sent que le sujet peine à être abordé. « La confrontation avec la mort, c’est une préparation que l’on fait soi-même, de son côté. Que ce soit psychologique ou spirituel. En revanche, l’armée accompagne les personnes qui le souhaitent quand elles ont vécu quelque chose de difficile », précise le lieutenant-colonel.

Des militaires du 41e RT en poste au Sahel pour l'opération Barkhane.
Des militaires du 41e RT en poste au Sahel pour l’opération Barkhane. – Armée de Terre

Pas d’appréhension, donc, mais plutôt de l’impatience. A l’image du caporal Antoine, 28 ans, qui vivra sa première opération extérieure : « On se pose des questions, forcément, mais les anciens sont là pour nous répondre. C’est surtout pour les petites choses du quotidien là-bas, ce qu’il faut emmener ou pas », reconnaît-il.

Des militaires du 41e RT en poste au Sahel pour l'opération Barkhane.
Des militaires du 41e RT en poste au Sahel pour l’opération Barkhane. – Armée de Terre

Après cinq mois de préparation, il ne reste plus à chacun qu’à préparer son paquetage de 40 kg. Le nécessaire et quelques photos. Tout ça pour tenir six mois dans un environnement difficile. « C’est une mission exigeante