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Des détenus enfermés dans des conteneurs maritimes

Un centre de semi-liberté construit avec des conteneurs a été inauguré près de Boulogne-sur-Mer…

Mardi, un centre de semi-liberté réalisé à partir de conteneurs maritimes aménagés a été inauguré à Saint-Martin-Boulogne, dans le Pas-de-Calais. Les premiers détenus doivent arriver le 13 novembre.

Rattaché au centre pénitentiaire de Longuenesse, le quartier de semi-liberté est principalement destiné à accueillir des personnes condamnées à de courtes peines n’excédant pas six mois et ayant des attaches locales. Sa capacité totale est de 50 places.

Dehors la journée, en cellule le soir

« L’objectif est, par exemple, de permettre à ces personnes de conserver leur emploi, en leur permettant de travailler la journée et de regagner leur cellule le soir », a expliqué Alain Jégo, directeur interrégional des services pénitentiaires des Hauts-de-France.

Le centre de semi-liberté pourra également prendre en charge des personnes en fin de parcours carcéral qui bénéficient d’un aménagement de peine, « pour leur permettre de se réinsérer progressivement et préparer leur sortie », selon Alain Jégo. Les pensionnaires se verront par exemple proposer des cours de Code de la route, afin de les aider à obtenir le permis de conduire.

Chacune des cellules, réalisées à partir de conteneurs maritimes, dispose d’un lit, d’un espace sanitaire, d’une télévision, d’un coffre-fort et d’un coin cuisine avec réfrigérateur et plaque chauffante.

Rapide, mais mas économique

L’aménagement des conteneurs « a été réalisé par une entreprise spécialisée de Vénissieux, près de Lyon. Ils sont arrivés tout équipés sur site en décembre, et posés sur une dalle en l’espace de trois jours », a détaillé Alain Jégo. Une fois empilés, les containers ont été habillés d’un bardage.

La conception, unique en France pour un centre pénitentiaire, a permis de gagner du temps, mais pas d’argent : sur ce chantier de 5,5 millions d’euros, « les conteneurs n’ont pas permis de générer des économies. Nous allons maintenant analyser la durabilité dans le temps de l’équipement, et tirer des enseignements pour voir si le concept peut être reproduit », a conclu le directeur interrégional.