Home>Elections>Des défilés très politiques dans les grandes villes françaises
Elections Nationale Politique

Des défilés très politiques dans les grandes villes françaises

A une semaine du deuxième tour de la présidentielle, les traditionnels défilés syndicaux n’ont pas beaucoup mobilisé…

Des milliers de personnes ont manifesté partout en France pour le traditionnel défilé du 1er mai. Placé cette année dans l’entre-deux tours de la présidentielle, les mots d’ordre portaient sur le rejet du FN, mais aussi le libéralisme d’Emmanuel Macron.

Sous le soleil mais refroidis par le vent, plusieurs milliers de personnes (4.800 selon une première estimation de la police, 40.000 dans tout le département selon la CGT des Bouches-du-Rhône) ont quitté le Vieux-Port de Marseille vers 11h derrière des drapeaux CGT, mais aussi FSU, Solidaires et Sud.

A Nantes, au moins 4.000 personnes ont défilé derrière une banderole proclamant « En finir avec les reculs sociaux qui font le terreau de l’extrême droite ». Le cortège de tête de l’intersyndicale CGT-FSU-Solidaires a été rejoint par des groupes anarchistes et des opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes en queue de cortège. La CFDT a appelé de son côté à un rassemblement pour « faire barrage au Front national en allant voter », devant le château des ducs de Bretagne.

Cortège unique à Lille

La CFDT, qui a appelé à voter Macron le 7 mai, a pourtant défilé avec les autres organisations à Lille. 1.300 personnes ont manifesté dans la capitale du Nord selon la police, en dépit d’une météo maussade, contre 950 en 2016.

A Bordeaux, ils étaient plus de 4.000 selon la CGT, 3.500 selon la police. Même son de cloche à Toulouse, où 6.000 à 15.000 personnes (selon la police et les organisateurs) ont défilé sous les cris de « tout le monde déteste le FN ».

View image on Twitter

A Rennes, la CGT a annoncé 5.000 manifestants.

A Lyon, à l’appel de la CGT, quelque 5.000 personnes selon la préfecture du Rhône, 8.000 selon les organisateurs défilaient à la mi-journée de la place Jean Macé (7e arrondissement) à la place Bellecour (2e arrdt), tandis que la CFDT ne rassemblait que 250 manifestants.

La présidentielle était peu présente dans les revendications du cortège à Strasbourg, qui comptait de 1.800 personnes (selon la police) à 2.500 manifestants, défilant sous une pluie fine, derrière une banderole proclamant « Résistance ! ».

View image on Twitter