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CHANGEMENT Ils ne souhaitaient plus continuer à travailler avec leurs collègues de parti ayant rejoint la République en Marche ou soutenant Emmanuel Macron…

CHANGEMENT Ils ne souhaitaient plus continuer à travailler avec leurs collègues de parti ayant rejoint la République en Marche ou soutenant Emmanuel Macron…

Une petite fronde en interne. Quatre élus socialistes ont quitté la majorité à la Métropole de Lyon pour monter un groupe autonome. Il s’agit pour eux « d’affirmer leur identité » en vue des élections municipales et métropolitaines de 2020.

« Il semblait aujourd’hui important de clarifier notre position et de pouvoir prendre la parole au nom des socialistes, pour les militants et pour des élus locaux qui sont restés socialistes et qui ne comprenaient pas forcément qu’on puisse être dans un groupe de « marcheurs » », a déclaré Sandrine Runel, présidente de la Commission Développement solidaire et action sociale à la Métropole, confirmant  une information du site Rue89 Lyon.

« On n’est pas dans l’opposition »

« On n’est pas dans l’opposition et on ne souhaite pas l’être », a néanmoins souligné l’élue, également adjointe à la mairie du 8e arrondissement de Lyon, assurant son soutien à la politique du président de la Métropole David Kimelfeld, un « ancien camarade » PS devenu LREM.

Avec trois autres conseillers dont la sénatrice du Rhône Annie Guillemot et le vice-président Thierry Philip, Sandrine Runel s’est émancipée du groupe « Socialistes et républicains métropolitains », qui regroupe conseillers LREM, PS et indépendants et dont fait partie le maire de Lyon Gérard Collomb, pour créer celui des « Socialistes et apparentés » lors du prochain conseil métropolitain lundi.

Présenter des candidats au premier tour

« Pour les municipales et les élections à la Métropole [en 2020], qui seront distinctes mais qui auront lieu en même temps, les socialistes vont effectivement rassembler leur volonté pour constituer des listes et se présenter indépendamment des « marcheurs » au premier tour », a-t-elle précisé.

De son côté la députée LREM Anne Brugnera, présidente de groupe de la majorité métropolitaine, a déclaré à Rue89 Lyon qu’elle était « déçue » de ces départs, assurant que « les socialistes avaient la parole » dans son groupe.

Des tensions locales depuis le retour de Gérard Collomb

Ces départs s’ajoutent à un contexte de tensions locales entre « marcheurs » et socialistes depuis le retour à Lyon de Gérard Collomb après sa démission du ministère de l’Intérieur.

Début novembre, la fédération PS du Rhône avait en appelé ses membres siégeant aux côtés des « marcheurs » dans le groupe municipal de Gérard Collomb, à ne pas voter pour sa réélection à la mairie lyonnaise.