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Bordeaux-Rennes: «Il ne faut pas avoir le boulard», trois anciens Girondins parlent de leur club de coeur

Lilian Laslandes, François Grenet et Nisa Saveljic reviennent sur l’état du club avant un match décisif dans la course à l’Europe contre les Bretons…

François Grenet, Lilian Laslandes et Nisa Saveljic (de gauche de droite). — Derrick Ceyrac – Thomas Wirth – Jean Pierre Muller / AFP

Certaines mauvaises langues diront qu’il y aura plus de spectacle au stade Monplaisir de Saint-Médard-en-Jalles samedi midi (12h30) qu’au Matmut Atlantique dans l’après-midi (17h). Dans le premier, se déroulera un match caritatif entre les anciens des Girondins et de la Real Sociedad en faveur des enfants de l’hôpital Pellegrin. Dans le deuxième, on aura le droit à  un bon vieux match de Ligue 1entre deux prétendants à l’Europe: Bordeaux et Rennes. D’un côté, il y aura Pauleta, Chamakh, Papin et Cavenaghi. De l’autre, Laborde, De Préville, Malcom et Kamano. On vous laisse faire votre choix.

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Mais comment ses anciens voient-ils le club aujourd’hui ? Trois d’entre eux – François Grenet, Nisa Saveljic et Lilian Laslandes – se prêtent au jeu des questions de 20 Minutes. Et c’est sans langue de bois.

En quoi Bordeaux est un club différent des autres où ils ont joué ?

François Grenet : « C’est mon club de cœur. Je suis rentré au centre de formation à 14 ans. Je suis donc très fier d’avoir joué sous ce maillot. J’ai beaucoup d’affect pour le club. Un club très familial pour moi. »

Nisa Saveljic : « Pour moi, les Girondins, c’est la famille. J’ai beaucoup de bons souvenirs ici. On dit souvent que Bordeaux, c’est bourgeois et que les gens sont froids mais moi à mon époque, j’ai été très bien accueilli. Le groupe était top. J’ai encore beaucoup d’amis. »

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Girondins de Bordeaux: «Nino» Saveljic, un ancien jamais trop loin de son club de cœur http://dlvr.it/QL5LGs 

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Lilian Laslandes : « Comme pour François, c’est mon club de cœur. Le club de ma région. C’était avant tout très convivial au moment où j’ai joué. On connaissait tout le monde du coéquipier au cuisinier en passant par la femme de ménage. »

Comment conserver ces différences ?

François Grenet : « La convivialité est toujours là. Cet esprit famille demeure. Après, ça dépend beaucoup des personnes qui sont là. C’est surtout le foot qui a changé avec l’argent. »

Lilian Laslandes : « Ce n’est plus comme avant. Des valeurs ont disparu. Le respect des personnes aussi. Les joueurs ne prennent plus de photos ou ne signent plus d’autographes. Les gens sont moins proches les uns des autres. »

Les secrets de l’intégration à Bordeaux ?

Nisa Saveljic : « Il faut être ouvert comme partout d’ailleurs. Moi, j’ai appris rapidement la langue aussi. J’ai fait des sorties. Jean-Pierre [Papin] m’emmenait sur le Bassin d’Arcachon par exemple. J’habitais sur la côte Adriatique donc j’ai tout de suite senti la mer ici. Et puis, j’adore le vin. »

Nisa Saveljic et Lilian Laslandes lors d'un footing en 1999.
Nisa Saveljic et Lilian Laslandes lors d’un footing en 1999. – Daniel Velez / AFP

François Grenet : « Il ne faut pas avoir le boulard déjà et comprendre que le club est une institution. Le Haillan, ça aide pour ça. Il faut arriver avec de l’humilité. Dire bonjour à tout le monde. Il faut aimer les bonnes choses car on est quand même dans le sud-ouest. Et la région est superbe. »

Quel type de joueur est fait pour Bordeaux ?

Nisa Saveljic : « A mon poste, je dirai Sergio Ramos. J’aime beaucoup son attitude. C’est un grand joueur mais il ne fait pas de vagues en dehors du terrain. Et sur la pelouse, c’est un vrai défenseur. Un leader. Paul Baysse peut jouer ce rôle au club. J’aime ce type de joueur. »