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Affaire Patrick Henry: Le tribunal rendra sa décision vendredi sur une libération pour raisons médicales

Condamné en 1977 à la prison à vie pour le meurtre du petit Philippe Bertrand, Patrick Henry est aujourd’hui atteint d’un cancer…

Patrick Henry, 64 ans, sera-t-il libéré pour raisons médicales ? Le tribunal d’application des peines de Melun, qui examinait à huis clos ce mardi sa requête, rendra sa décision vendredi.

Selon l’avocat de Patrick Henry, condamné en 1977 à la prison à vie pour le meurtre du petit Philippe Bertrand, l’administration pénitentiaire et le parquet se sont dit « favorables » à la demande de suspension de peine.

Patrick Henry a présenté des garanties en termes de revenus et d’hébergement

« Les conditions relatives à son état de santé n’ont pas été discutées, le risque grave d’un renouvellement de l’infraction ne semble pas avoir été retenu par le parquet et les modalités concrètes de sa sortie de détention ont, semble-t-il, été jugées satisfaisantes », a détaillé Me Hugo Lévy au sortir de l’audience.

En effet, Patrick Henry, qui souffre d’un cancer, a présenté des garanties en termes de revenus et d’hébergement. « Il touchera une retraite, une amie s’est engagée à lui louer un appartement », a souligné l’avocat. Aujourd’hui, au vu de l’état de santé du détenu et des garanties qu’il présente, une décision favorable serait « rationnelle et conforme aux obligations de la France vis-à-vis de la Cour européenne des Droits de l’Homme », a ainsi argumenté Me Hugo Lévy, avant de conclure : « Les prisons ne sont pas faites pour voir mourir les gens. »

Patrick Henry, l’un des plus anciens prisonniers de France

Si le tribunal accède à la requête de Patrick Henry, la suspension de peine sera mise à exécution samedi. Pour rappel, le tristement célèbre détenu est l’un des plus anciens prisonniers de France. Lors de son procès, il a échappé de justesse à la guillotine, grâce notamment à la plaidoirie de son avocat Robert Badinter.

Libéré sous conditions en 2001, Patrick Henry était revenu derrière les barreaux, après avoir été interpellé l’année suivante en Espagne avec dix kilos de cannabis. Il a depuis présenté plusieurs demandes de libération conditionnelle, dont la dernière avait été acceptée en janvier 2016 par le tribunal d’application des peines de Melun, avant d’être rejetée par la cour d’appel de Paris.